Hi ! Bêê ! (partie 3)

Hi ! Bêê ! (partie 3)



Temps de chien aujourd'hui (les enseignants chercheurs ont bien du courage de faire de la contestation aujourd'hui). Dans ces conditions, rien de mieux que de s'asseoir dans un fauteuil, près de la cheminée, avec le feux crépitant, le chien dormant paisiblement sur le tapis et la pluie tapant au carreau. Rien de mieux que de lire bien au chaud la merveilleuse histoire de Hi ! Bêê !

* * *

L'affaire Trivial Poursuite Histoire fut laissée de côté le temps des partiels. La fin du dernier oral (lamentable) me donna la permission de reprendre la chasse. Armé d'une souris et d'une connexion bas débit (on fait avec ce qu'on a), je fis mon entrée dans la jungle redoutable d'Hi Bêê. Le week-end du 17 au 18 janvier, j'avais un Trivial (tant qu'à faire, donnons-lui un diminutif, nous le connaissons bien à présent) dans le collimateur. A première vue, peu de monde avait l'air de vouloir s'en emparer et l'enchère allait s'achever dans peu de temps, le jeudi 22 à 9:24:34, heure de Paris, pour être précis. Par chance, le jeudi matin je n'avais cours que de 8h à 9h. Toute la chance inimaginable était avec moi.

J'étais tout disposé à mettre à le paquet, à être le gagnant de cette enchère, à griller tous les autres concurrents sur la ligne d'arrivée, dans la dernière minute. Les modalités pour moi étaient simples : que l'achat ne dépasse par 50 euros port compris.

Le jour J arriva, avec son lot de stress et de détermination intacte. La phase finale de l'enchère fut très angoissante. Imaginez-moi en train d'actualiser la page toutes les cinq secondes. Sans trop de surprise, j'ai remporté le Trivial, à 30.60¤ (ainsi que 5.30¤ de colissimo). Sur le coup, je m'étais dit « une bonne chose de faite », ou quelque chose dans le genre. En réalité, les emmerdes ne faisaient que débuter.

D'humeur joviale, je me rendis dans l'heure qui suivit à la Poste de Boudonville pour y déposer le règlement que je devais au vendeur. L'attente fut longue. Très longue. Trop longue. « Mais bord... qu'est-ce qui se passe ? » Le 28 janvier, j'envoie un message au vendeur pour demander des nouvelles. Il répond qu'il n'a pas reçu le chèque. (o_O) A ce moment-là, je commence sérieusement à baliser. La Poste a perdu ma lettre, génial. J'en viens à me demander s'il ne vaudrait pas mieux procéder à un nouveau paiement (par virement cette fois-ci) et faire opposition au chèque envoyé, si jamais l'enveloppe était arrivée à bon port et le vendeur malhonnête. Coût estimé de l'opération : environ sept euros, rien que ça !!

Le matin du lundi 2 février, dans un nouveau courrier, je demande une fois de plus des nouvelles de la lettre, sans trop d'espoir, ainsi que les coordonnées bancaires du vendeur. « J'ai une bonne nouvelle » écrit-il. Je n'y croyais plus. La lettre venait enfin d'arriver à bon port, après un voyage (en cheval ?) de onze jours (!) dont neuf jours ouvrés ! De nouveau le sourire au lèvre, je scande intérieurement « maintenant Trivial, dépêche-toi d'arriver ».

La semaine est rythmée par des coups d'½ils fréquents et réguliers au suivi du colis sur Internet. Mercredi, plate-forme Ouest. Jeudi, plate-forme Champagne-Meuse. Vendredi, Nancy, prêt à être acheminé. Vers midi trente, j'ouvre la boîte aux lettres, et le Trivial s'y trouvait. Enfin ! Mais patience, il faut d'abord aller se rassasier au Resto U ! Au retour, je reprends ma clé et ouvre la boîte aux lettres...

(A suivre)


# Posté le mardi 10 février 2009 07:24

Hi ! Bêê ! (partie 2)

Hi ! Bêê ! (partie 2)



Jusqu'ici, pas l'ombre d'un problème n'est venu assombrir cette décision. Sauf que, sauf que... (beaucoup) d'autres personnes étaient manifestement attirées par ce jeu de société. Si bien que lorsque mes parents se sont rendus au magasin, il ne restait plus aucun Trivial Poursuit Histoire ! La seule chose qui n'avait pas trouvé preneur était une pile infâme de Trivial Poursuit ... gastronomie ! Avis aux amateurs. Il n'y avait pas plus d'éditions Histoire dans les magasins de jouet des zones commerciales de Houdemont, Hellieule ou Sainte Marguerite. Les vendeurs avaient été pris d'assaut ou alors pas un seul responsable avait cru bon de se fournir en édition Histoire.

Il ne restait plus qu'une seule option, le « hi-commerce », le « ouaib ». Certains sites étaient en rupture de stock, d'autres proposaient à la vente le produit tant recherché. Oui, c'était trop beau. Les professionnels ne se gênaient pas pour mettre en application la règle « plumons autant que possible client » ainsi que le postulat économique « ce qui est rare est cher », ce qui donnait lieu à des prix ahurissants, pouvant attendre 70 euros. Et n'oubliez pas que « vente par correspondance » dit aussi « frais de port ». Et dans mon cas, il n'était pas question d'un banal timbre à 55 centimes. Au bout du compte, acheter le Trivial Poursuite Histoire sur Internet aurait été un véritable gouffre financier.

La boutique virtuelle américaine Amazon vendait l'objet de mes convoitises pour 30 euros, port compris. Je n'en croyais pas mes yeux. Je n'en croyais pas non plus mes yeux lorsque j'ai appris que la livraison était annoncée pour février 2009 (nous étions alors mi-décembre 2008). Étant d'un naturel impatient (sur le coup je ressemblais à un gamin pressé d'avoir son jouet), je me suis résolu à abandonner la commande sur Amazon. Hors de question de patienter jusqu'à février !

Que me restait-il à faire pour espérer l'obtenir à bon prix et dans un court délai ? Surveiller Hi ! Bêê ! point et faire.

# Posté le samedi 07 février 2009 11:41

Modifié le samedi 07 février 2009 11:57

Hi ! Bêê !

Hi ! Bêê !


Attention les yeux : le blog est (enfin) mis à jour et un nouvel article est en ligne ! Je suis malade ? Non, non c'était la semaine dernière. XD Il s'en est écoulé du temps depuis ma dernière activité sur cet espace. Donc j'en profite pour souhaiter une joyeuse saint Nicolas (fierté lorraine oblige), un joyeux Noël et enfin une bonne année 2009 à vous tous ! Ne me remerciez pas, c'est tout naturel. Et puis comme on dit, mieux vaut tard que jamais. Décidément je suis bavard là. Je ne suis pas Père Castor mais j'ai une histoire sous le coude qui mérite d'être racontée. Elle est pleine de rebondissements. Vous aimez la lecture ? Ce qui va suivre est une sorte de « VDM » narrative. Je suis obligé de la poster ici pour plusieurs raisons : d'abord, parce que sa taille excède de très loin la limite autorisée par le site de Maxime Valette, et puis vu la sévérité des modérateurs du site, il n'y avait aucune chance pour que ma mésaventure soit retenue.

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Mon histoire est une longue histoire. Celle-ci débute vers la mi-décembre 2008, au moment où les villes nourrissent les boîtes aux lettres de prospectus à l'approche des fêtes de Noël (cf. un vieil article sur la société de consommation au moment de Noël). Parmi eux : une réclame de l'enseigne Chapitre.com, bien connue des Nancéiens et qui n'est autre que le propriétaire du Hall du Livre, rue Saint Dizier. Un article retient mon attention. Il s'agit du Trivial Poursuit Histoire (cinquante euros). Vous venez de faire connaissance avec le personnage principal de mon histoire. Avant de continuer, il est nécessaire de savoir deux choses à mon sujet pour bien comprendre la suite. J'aime le Trivial Poursuit. J'aime l'Histoire. Après avoir évoqué ce jeu, qui avait l'air d'être fait pour moi, au cours d'une discussion, mes parents me proposent de me l'offrir pour Noël.

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Mon incipit est terminé. Rhô, juste au moment où ça devenait intéressant. A très bientôt pour la suite de « Hi ! Bêê ! ».

# Posté le vendredi 06 février 2009 16:33

Modifié le samedi 07 février 2009 11:51

Playlist du chantier

Playlist du chantier


J'ai oublié quelque chose dans l'article précédent : la musique. Chaque matin et à chaque fin de journée, les dix minutes de transport se déroulaient en musique. Sur la fin du chantier, les relevés du bâtiment se faisaient aussi avec un fond sonore, grâce à au haut-parleur d'un téléphone.

Je n'ai que six chansons à proposer, car ce n'est pas évident de retrouver des chansons inconnues (ou presque). J'ai retrouvé Ghinzu, formidable groupe de rock belge, c'est l'essentiel. :) Je ne savais pas qu'on leur devait une musique d'une pub SNCF : 21st Century Crooners. Les intros sont assez longue, mais c'est encore pire pour Pink Floyd, et encore, ce n'est qu'une version abrégée. Interpol, je connaissais déjà mais uniquement deux chansons. Quant à Franz Ferdinand et Arcade Fire, c'était juste histoire d'avoir plus de quatre pistes. ;)


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Ghinzu - Blow












# Posté le jeudi 18 septembre 2008 10:53

Modifié le jeudi 18 septembre 2008 14:16

Chantier archéo

Chantier archéo
Du 25 au 29 août, j'ai participé à un chantier archéologique organisé par un laboratoire de la fac.

C'était une étude du bâti de la commanderie templière de Xugney (Rugney), située dans la campagne vosgienne entre Charmes et Mirecourt. Des bâtiments du XIIe siècle, il ne reste plus que la chapelle, une chapelle assez imposante par ses dimensions si on considère le nombre d'occupants des lieux à l'époque. Une dizaine de chevaliers du Temple pourquoi pas. Aujourd'hui, la chapelle est au centre d'un complexe agricole (ça ne change pas). C'est un monument historique privé.

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Nous étions deux à effectuer des relevés sur la partie inférieure de la façade, jusqu'au début de la porte en bois, au niveau de la nacelle. Il a fallu faire un dessin pierre à pierre (oui !) de toute cette surface, soit huit mètres par quatre. Cela donne entre deux-cents et trois-cents cailloux à représenter à l'échelle 1:20 ! ^^

Dans le binôme, l'un prend les coordonnées de chaque pierre (deux à six points suivant l'irrégularité) pendant que l'autre dessine sur le papier. La mise en place est très simple, il faut tendre une ficelle sur toute la longueur du bâtiment en veillant soigneusement à ce qu'elle soit bien droite avec un niveau à bulle, et y fixer le ruban d'un décamètre. Voici pour l'axe des abscisses. Pour prendre les ordonnées, au mètre ou à la canne mesureuse pour les pierres les plus hautes. Un vrai plaisir pour le cou d'avoir la tête penchée vers le haut ! ;-) Cette activité nous a facilement occupés trois jours.

Sur ce même dessin, nous avons référencé les éventuelles marques de taille présentes. Sur l'une des colonnes du portail, un autre binôme a découvert une marque de tâcheron. Les trous de boulin sont bien visibles sur cette photo : ce sont les petits carrés d'ombres.
D'autres précisions sont venues compléter le dessin comme les types de grès ou de mortiers.

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Concrètement, à quoi a servi le chantier ?

Une fois les travaux des trois binômes regroupés, traités et interprétés, il est possible de connaître l'évolution du bâtiment (ses différentes restructurations, restaurations ou reprises) et les techniques de construction de l'époque (l'architectonique), principalement.

Nos travaux peuvent aussi servir à sauvegarder sur papier la chapelle, pierre par pierre. Personne ne peut prévoir l'avenir, on ne sait pas si le bâtiment sera toujours debout dans quelques siècles. Mieux que des photos, les dessins rendent compte de l'état de chaque partie de l'édifice de manière précise. :)

Enfin, le chantier est un peu « militant ». Si des personnes s'intéressent de près à un fragment du patrimoine, on peut alors espérer une restauration. Qui sait ! Mais faut pas rêver... En tout cas, ce ne serait pas de trop, la chapelle est bien fissurée et le mur sud n'est plus droit.

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Question météo, nous avons été gâtés. Le beau temps était inespéré à ce moment-là. Quelques petites averses le lundi après-midi, et c'est tout. Les matins, il est faisait froid. La chapelle étant orientée vers l'Orient, notre binôme travaillant sur la façade ouest ! Résultat, j'ai chopé un petit rhume. Les après-midis, exposition au soleil ! 8-p Résultat, des coups de soleil, en particulier dans la nuque et sur le nez. :$

Et pour terminer, je voulais dire que tous les membres de l'équipe étaient vraiment sympathiques. Les soirées chez l'organisateur étaient toujours marquées par de bons repas, de la déconne et une bonne ambiance. Je me souviendrai longtemps du réseau pourri ! Un de mes camarades, pour téléphoner, devait monter sur le toit de sa Ford KA pour capter ! :D

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Une bonne expérience, à renouveler si possible.
Un article est paru dans le journal, L'Est Républicain, édition d'Epinal du 31 août ou 1er septembre. Si quelqu'un l'a ?
Et toi Sonia, tu m'as beaucoup manquée !!

# Posté le mercredi 17 septembre 2008 17:43

Modifié le mercredi 17 septembre 2008 18:22